L’histoire du cheveu afro

En Afrique

Puisque les cheveux afro sont une caractéristique des afro-descendants, il faut remonter en Afrique pour comprendre la portée du cheveu afro.

 

A l’époque des grandes civilisations et empires Africains, il régnait une organisation complexe dans chaque territoire. La coiffure était alors l’un des marqueurs de cette organisation sociale. Le cheveu étant un élément important, il servait de repère ; en fonction de la coiffure d’une personne on pouvait déterminer :

  • l’ethnie
  • le rang social
  • le statut marital
  • le deuil
  • le statut de guerrier

Beaucoup y voyaient même un signe de bonne santé et fertilité concernant la femme. Ce qui montre que le cheveu était tout aussi important pour la femme que pour l’homme à cette époque.

 

La coiffure était un moment privilégié de partage et de renforcement de liens entre les mères, filles, tantes, cousines etc. Seules certaines femmes étaient habilitées à coiffer car le cheveu était considéré comme un portail spirituel qui ne devait pas être manipulé par quelqu’un de mal intentionné. Par ailleurs, le cheveu n’était pas qu’une question feminine. Les hommes aussi accordaient beaucoup d’importance à leurs cheveux.

L’histoire du cheveu afro

En Afrique

Puisque les cheveux afro sont une caractéristique des afro-descendants, il faut remonter en Afrique pour comprendre la portée du cheveu afro.

 

A l’époque des grandes civilisations et empires Africains, il régnait une organisation complexe dans chaque territoire. La coiffure était alors l’un des marqueurs de cette organisation sociale. Le cheveu étant un élément important, il servait de repère ; en fonction de la coiffure d’une personne on pouvait déterminer :

  • l’ethnie
  • le rang social
  • le statut marital
  • le deuil
  • le statut de guerrier

Beaucoup y voyaient même un signe de bonne santé et fertilité concernant la femme. Ce qui montre que le cheveu était tout aussi important pour la femme que pour l’homme à cette époque.

 

La coiffure était un moment privilégié de partage et de renforcement de liens entre les mères, filles, tantes, cousines etc. Seules certaines femmes étaient habilitées à coiffer car le cheveu était considéré comme un portail spirituel qui ne devait pas être manipulé par quelqu’un de mal intentionné. Par ailleurs, le cheveu n’était pas qu’une question feminine. Les hommes aussi accordaient beaucoup d’importance à leurs cheveux.

Avant et pendant l'esclavage : La dévalorisation du cheveu afro

 

    .

     

      • Avant d’embarquer dans les négriers, certains esclaves se voyaient démunis de leur chevelure. Ils étaient rasés. Des raisons sanitaires étaient évoquées, mais il s’agissait plutôt de couper tout repère aux esclaves.
      • Le prix des esclaves variait en fonction de la texture lisse souple ou crépus, mais aussi en fonction de la couleur de peau claire ou foncée. Un esclave à la peau claire et aux cheveux lisses ou souples pouvait être vendu 8 fois plus cher qu’un autre esclave.

       

      • Ces esclaves plus chers étaient ceux qui avaient le « privilège » d’être esclave de maison et travailler dans la maison du maître avec des travaux moins pénibles. Ceci est un des premiers liens entre la valeur humaine et la texture du cheveu afro.

       

      • Ils ne disposaient plus des outils et produits de coiffures adaptés aux cheveux afros. Ils arrivaient donc sur de nouvelles terres chez des inconnus et avec une perte de leurs repères.

       

      • Les esclaves devaient avoir des cheveux arrangés et soignés sous peine de représailles. Ils s’efforçaient alors de copier les cheveux de leurs maîtres. C’est de là que va se developper l’aliénation sur la question du cheveu afro, qui sera ensuite transmise de générations en générations.

        1900's - 1920's

        Après l’abolition de l’esclavage, c’est l’ère du « New Negro ». Entre cette période et la décénnie 1920, se passera ce qu’on peut appeler la diabolisation du cheveu afro : l’aliénation qui pousse le « new negro » à tout faire pour se fondre dans la société américaine. C’est dans ce contexte, que les premières femmes noires millionnaires vont se construire en inventant les défrisants chimiques, qui rendent le cheveu afro lisse et long. Annie Turbo Malone et Madam CJ Walker seront les pionnières.

         

        1930's - 1940's

        Pendant les décennies 1930 et 1940, il va y avoir ce qu’on peut nommer la démocratisation des techniques de lissage.

        A cette époque, la diabolisation du cheveu afro a bien pris effet ce qui donne aux noirs d’Amérique un ennemi commun : les cheveux crépus.

        Pendant cette période les noirs cherchent encore à se valoriser aux yeux de la communauté blanche dans laquelle ils vivent mais aussi dans leur propre communauté où les standards ont changé. Le but de cette valorisation était d’enfin passer inaperçu, se fondre dans la masse et ne plus être discriminé.

        Avant et pendant l'esclavage : La dévalorisation du cheveu afro

         

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          • Avant d’embarquer dans les négriers, certains esclaves se voyaient démunis de leur chevelure. Ils étaient rasés. Des raisons sanitaires étaient évoquées, mais il s’agissait plutôt de couper tout repère aux esclaves.
          • Le prix des esclaves variait en fonction de la texture lisse souple ou crépus, mais aussi en fonction de la couleur de peau claire ou foncée. Un esclave à la peau claire et aux cheveux lisses ou souples pouvait être vendu 8 fois plus cher qu’un autre esclave.

           

          • Ces esclaves plus chers étaient ceux qui avaient le « privilège » d’être esclave de maison et travailler dans la maison du maître avec des travaux moins pénibles. Ceci est un des premiers liens entre la valeur humaine et la texture du cheveu afro.

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          • Ils ne disposaient plus des outils et produits de coiffures adaptés aux cheveux afros. Ils arrivaient donc sur de nouvelles terres chez des inconnus et avec une perte de leurs repères.

           

          • Les esclaves devaient avoir des cheveux arrangés et soignés sous peine de représailles. Ils s’efforçaient alors de copier les cheveux de leurs maîtres. C’est de là que va se developper l’aliénation sur la question du cheveu afro, qui sera ensuite transmise de générations en générations.

           

          1900's - 1920's

          Après l’abolition de l’esclavage, c’est l’ère du « New Negro ». Entre cette période et la décénnie 1920, se passera ce qu’on peut appeler la diabolisation du cheveu afro : l’aliénation qui pousse le « new negro » à tout faire pour se fondre dans la société américaine. C’est dans ce contexte, que les premières femmes noires millionnaires vont se construire en inventant les défrisants chimiques, qui rendent le cheveu afro lisse et long. Annie Turbo Malone et Madam CJ Walker seront les pionnières.

          1930's - 1940's

          Pendant les décennies 1930 et 1940, il va y avoir ce qu’on peut nommer la démocratisation des techniques de lissage.

          A cette époque, la diabolisation du cheveu afro a bien pris effet ce qui donne aux noirs d’Amérique un ennemi commun : les cheveux crépus.

          Pendant cette période les noirs cherchent encore à se valoriser aux yeux de la communauté blanche dans laquelle ils vivent mais aussi dans leur propre communauté où les standards ont changé. Le but de cette valorisation était d’enfin passer inaperçu, se fondre dans la masse et ne plus être discriminé.

          1950's

          La médiatisation du cheveu lisse arrive suite à l’industrialisation des produits de lissage : on continue a imposer une image du cheveu afro qui doit se « normaliser » en devenant lisse. Cela se traduisait dans les publicités, les coiffures des présentateurs noirs ou des stars de cinema, de musique  de cette époque. 

          1960's - 1970's

          La période des revendications et des combats pour les droits des noirs va soulever le problème de la conformation aux standards européens quant aux cheveux, qui vont devenir par conséquant un symbole important de la résistance (Angela Davis). Il y a ce qu’on peut appeler la réclamation des standards de beauté afro-centriques

           

          1990's - 2000's

          C’est dans ces décennies, que la culture urbaine va favoriser l’émancipation des cheveux naturels sous le phénomène nappy. Les tendances sont aux soins de beauté « clean », les réseaux sociaux explosent et avec eux on découvre, on partage les astuces sur le cheveu afro. Les blogueurs, les youtubeurs, les chanteurs, stars du cinema etc vont influencer et bouleverser  l’industrie.

          Quelques exemples de coiffures et leurs significations en

          Afrique

          Le cheveu en tant qu’outil de communication interpersonnel

           

          En Afrique de l’Ouest, plus précisément au Nigeria, les Yorubas utilisaient les cheveux comme outil de communication notamment entre co-épouses. La polygamie étant monnaie courante à l’époque, les femmes avaient trouvé des systèmes de communication dont une coiffure nommée “Kohin sorogun” qui signifie “tournes le dos à ta co-épouse jalouse”. Cette coiffure que vous pouvez voir sur les photos, était réalisée de manière à ce qu’il était necessaire de tourner le dos à sa rivale pour qu’elle comprenne le message.

          Le cheveu en tant que marqueur social

           

          Pour ce qui est du cheveu en tant que marqueur de statut social ou marital, on peut citer l’exemple des Rwandais. Dans la region des grands lacs, les hommes et femmes rwandais portaient une coiffure élaborée : Amasunzu. C’est un ensemble de coiffures : on peut citer l’Ingobeke, l’Intambike ou l’Impagarike.  Chacune de ces coiffures représente différents rôles et étapes de la vie. Ces coiffures servaient à marquer le rang social, la disponibilité à être demandée en marriage pour les femmes, mais aussi le statut de Guerrier pour les hommes. Ce style capillaire a été banni par les européens lors de la colonisation, puisqu’ils considéraient cela comme du paganisme.

           

          Le cheveu en tant que marqueur social

           

          Pour ce qui est du cheveu en tant que marqueur de statut social ou marital, on peut citer l’exemple des Rwandais. Dans la region des grands lacs, les hommes et femmes rwandais portaient une coiffure élaborée : Amasunzu. C’est un ensemble de coiffures : on peut citer l’Ingobeke, l’Intambike ou l’Impagarike.  Chacune de ces coiffures représente différents rôles et étapes de la vie. Ces coiffures servaient à marquer le rang social, la disponibilité à être demandée en marriage pour les femmes, mais aussi le statut de Guerrier pour les hommes. Ce style capillaire a été banni par les européens lors de la colonisation, puisqu’ils considéraient cela comme du paganisme.

           

          Le cheveu en tant que marqueur d’appartenance à une ethnie

          Les cheveux étaient aussi marqueurs de l’appartenance à une ethnie. Plusieurs textures de cheveux existent sur le continent africain et tout autant de techniques d’entretien existent. Des cheveux lisses, ondulés, bouclés aux cheveux crépus on trouve de tout comme texture de cheveux même si la texture la plus répendue est celle du cheveu crépus. Dans la région de la corne de l’Afrique, à l’est, certaines populations ont des cheveux aux textures bouclées et souples. C’est le cas de l’ethnie Afar qui vit en Ethiopie à la frontière de l’Erythrée et Djibouti. Pour entretenir leurs cheveux, ils utilisent d’importantes quantités de beurre. Cela permet de maintenir leurs boucles en place, l’hydratation, mais aussi de protéger le cuir chevelu du soleil.

          Quand le cheveu utilise la nature autour de lui.

          La coiffure et les soins des cheveux en Afrique s’inspire aussi de ce que la nature offre. Voici une photo de personnes de l’ethnie Himba de Namibie. Ils coiffent leurs cheveux avec de la terre rouge et ils ajoutent des extensions faites de poils de chèvre.

          Dans la même catégorie, on peut citer les Fulanis, qui utilisent les perles et coquillages pour coiffer et décorer leurs cheveux.

          Contact

          contact@cheveuxafroculture.com